2013: Le Bagad d’Asimov

Cette année, les élèves ont retenu le thème des robots musiciens. Il s'agissait plus précisément de choisir un instrument de musique, de comprendre le principe physique exploité pour produire le son et d'adapter ce principe au monde de la robotique.

Par exemple, les instruments à vent sont basés sur une résonance dans une colonne d’air. En ce qui concerne la flûte, ce principe a été adapté à la main de l'homme en disposant des orifices le long d’un tube. Notre robot-flûte ne dispose pas de doigts et son tube résonnant ne présente donc pas de trous. Il est néanmoins capable de produire les mêmes sons tout en défilant et en dansant.

De même notre guitare n'intègre aucune frette. Pour modifier la hauteur des notes produites il modifie la tension des cordes. En d'autres termes, il réaccorde ses cordes tout au long de sa prestation. Il était prévu que le bagad d'Asimov soit constitué d'une flûte sans trous, d'une guitare sans barrettes, d'un piano mais aussi de deux xylophones et d'une batterie. Les expériences réalisées et les délais imposés nous ont néanmoins amené à nous concentrer sur quatre robots, les plus prometteurs.

bagad

C'était un projet pédagogiquement très intéressant car en plus de l'étude de la physique des instruments de musique, il induit de belles opportunités en termes culturels et linguistiques. Par ailleurs, cette dimension scientifique nous a permis de participer à deux concours axés sur les sciences et d'obtenir une troisième place à la finale locale de Faites de la Science ainsi que deux prix lors du concours de vidéo Raconte ta science : le prix du jury dans la catégorie lycée prix du public face à 18 autres réalisations.

Les élèves ont également participé à la treizième édition du concours académique de robotique : Robofesta. Cette année, les robots musiciens réalisaient la bande-son d'une pièce de théâtre muette : Dark Vador tente de récupérer son fils Luke mais Superman s'en mêle ! Le spectacle a conquis le jury : ils ont obtenu leur cinquième titre de champion académique. Ils ont également obtenu le premier prix spécial de cette compétition.

windbot

Windbot n’a pas de doigt. Sa flûte ne présente donc aucun orifice. Flûturama est néanmoins capable de générer différents sons en faisant coulisser un tube et en allongeant donc sa flûte. Pour jouer de son instrument Flûturama il était prévu que dispose de trois moteurs. Le premier sert à produire un souffle. Le second à faire coulisser le prolongateur. Le dernier devait permet d’interrompre le souffle entre deux notes mais ce système n'a finalement pas été réalisé.

woodbot

Les xylophones en bois sont constitués d'un nombre variable de lames. La hauteur de la note générée est fonction de la longueur de la lame et la richesse du timbre est très dépende du système de frappe retenu. Les marteaux ne sont pas fixés de manière rigide. Cette liberté de mouvement permet d'obtenir des sons secs qui s'apparentent à ceux obtenus par un vrai musicien.

Woodbot dispose de huit lames disposées le long de son ventre. L'ordre de celles-ci est choisi pour permettre l'utilisation simultanée des marteaux et permettre d'obtenir une rapidité suffisante pour jouer une mélodie.

Stringbot

La guitare est une des nombreuses déclinaisons des instruments à cordes tendues sur un manche et exploitant une caisse de résonance. La fréquence du son généré dépend du matériau de la corde, de la section de celle-ci, de la tension qu’il faut accorder et de la longueur utile que le guitariste fait varier en pinçant la corde au niveau d’une frette.

Stringbot possède trois cordes de nature différente. Il n’a pas de doigt et ne peut, comme un guitariste, pincer les cordes pour en faire varier la longueur utile. Pour jouer différentes notes il réaccorde systématiquement la tension de ses cordes. Stringbot est munie de trois moteurs pour tendre les cordes, trois moteurs pour déplacer les médiators et une caisse de résonance pour amplifier le son.

DrumbotLe tambourin est constitué d'un cylindre de bois ou de plastique, sur lequel est tendue une peau animale ou une surface plastique. Le timbre du son dépend de la matière et de l’épaisseur de la toile. Il dépend aussi du diamètre du tambourin et de la profondeur de la caisse de résonance.

Drumbot est d’humeur changeante. Parfois il se frappe le ventre, parfois il se tape la tête. L’un de ses tambourins est en métal, l’autre en bois. Il peut donc générer deux timbres de son bien différents. Pour obtenir un son sec et claquant, Drumbot dispose de deux systèmes de frappe conservant un degré de liberté.

 

One Response to 2013: Le Bagad d’Asimov

  1. Medizinische Coffee-Shops den anschliessen dort geduldet und ein jeder ,
    der in irgendeiner Melodei krankheitsbedingt Cannabis braucht, der bekommt das
    in diesen Shops.

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